Le pays du cheval !
Pur-sang, trotteurs, chevaux de sport et de loisirs, de trait, poneys et ânes sont très présents dans le paysage normand.
En 2004, près de la moitié des chevaux de courses français (pur sang et trotteurs) a été immatriculée en Normandie. La région regroupe le tiers des immatriculations nationales de chevaux de sang.
La Normandie possède, sur son territoire, deux haras nationaux : le Haras du Pin, dans l'Orne, et celui de Saint-Lô, dans la Manche. De plus, les ventes de yearlings à Deauville ont installé la région normande aux premières places mondiales du marché des pur-sang et trotteurs.
Une spécialité : le cheval de course
Depuis 1990, on immatricule, chaque année en Normandie, entre 6 500 et 7 500 chevaux de course. En 2004, les chevaux de course (pur-sang et trotteurs français) représentent 65 % des immatriculations normandes de chevaux de sang alors que la moyenne française atteint 43 %.
En 2004, 47 % des pur-sang et des trotteurs français ont été immatriculés en Normandie.
De nombreux champions sont nés sur les terres normandes. Parmi eux, on peut citer : Général du Pommeau, Baloubet de Rouet, Sagamix, Jag de Bellouet...
Après plusieurs années consécutives de baisse, les immatriculations de chevaux de sang progressent en France (+ 1 % entre 2003 et 2004). Les hausses les plus importantes reviennent aux chevaux de selle (anglo arabes) et aux races étrangères.
Sur la même période, la Normandie voit le nombre total de chevaux de sang immatriculés légèrement reculer (- 4 %). Parmi les races en progression, les hausses les plus fortes concernent également les anglo arabes et les chevaux de races étrangères.
Répartition par race des naissances de chevaux de sang et poneys en 2004
Pur Sang
Trotteurs
Chev. Selle
Poney
Races étrangères
21 % 44 % 29 % 6 %
Basse-Normandie
9 828
11 % 47 % 25 % 14 % 3
Haute-Normandie
1 159
20 % 44 % 28 % 7 %
Normandie
10 987
14 % 29 % 44 % 10 % 3
France
35 075
Source : SIRE
Des spécificités locales
Le Calvados est à la pointe de la recherche équine (Institut pathologique du cheval regroupant le Centre d'Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices Equines et l'AFSSA de Dozulé ; le Laboratoire départemental Franck Duncombe). Le secteur des chevaux de course (trot puis galop) concerne plus de la moitié des élevages du département. Le cheval de selle et de sport est également bien présent.
L'Eure n'est pas spécifiquement une région d'élevage, c'est avant tout une terre de cavaliers.
La Manche possède le plus important effectif équin national (23 365 têtes en 2004 dans les exploitations agricoles et certainement plus de 50 000 chevaux sur tout le département). Ce département est surtout orienté vers l'élevage de chevaux de selle/sport puis du cheval de trot. 8 des 10 meilleurs éleveurs français de chevaux de saut d'obstacle exercent leur activité dans la Manche. Ce département fournit de nombreux champions nationaux et internationaux en sport hippique. Il occupe aussi la place de leader national pour le Cob normand et pour l'âne du Cotentin. D'une manière générale, les élevages de la Manche sont très nombreux mais ont un effectif moyen assez faible.
L'Orne s'est spécialisée dans le cheval de course (majoritairement des trotteurs puis des galopeurs). Mais ce département est aussi le berceau de l'une des races de trait emblématiques : le Percheron.
La Seine-Maritime, terre de randonnée, offre de nombreuses possibilités de promenades équestres sur les chemins ruraux ou dans les forêts domaniales. Différents circuits reliant massifs forestiers, abbayes et côtes d'Albâtre sont proposés.
Une exploitation sur 5 possède des chevaux
La dernière Enquête structure réalisée par la Ministère de l'Agriculture en 2003, a comptabilisé, en Normandie, 8 430 exploitations agricoles ayant des équidés : chevaux de sang, chevaux lourds, poneys ou ânes. En Basse-Normandie, 20 % des exploitations possèdent au moins un équidé ; ce taux atteint 18 % en Haute-Normandie.
La Basse-Normandie est de loin la 1re région française pour l'effectif équin dans les exploitations agricoles avec près de 57 000 équidés (soit 12 % de l'effectif national au sein des exploitations agricoles). La Haute-Normandie, avec près de 15 000 équidés ne regroupe que 3 % de l'effectif national.
Le cheptel équin normand en 2004 (dans les exploitations agricoles)
Basse-Normandie Haute-Normandie
Total équidés 56 715 14 580
dont juments poulinières 20 280 4 890
Source : SCEES
Quelques races locales
La Normandie est le berceau de plusieurs races locales de chevaux lourds (le cob normand et le percheron maintenant utilisés pour la détente et les loisirs), d'ânes (l'âne normand et l'âne du Cotentin, reconnaissable à sa croix de Saint- André).
Sur les cinq dernières années, on immatricule, en moyenne, un peu moins de 700 naissances de poulains lourds par an, en Normandie (les immatriculations de chevaux lourds en Normandie ne représentent que 4 % du total des immatriculations françaises pour l'ensemble des races de chevaux lourds mais plus de 60 % de celles de Cobs et 20 % de celles de Percherons). Ces animaux sont destinés, pour l'essentiel, aux loisirs (attelage et randonnées), à l'exportation (débardage en Allemagne, courses au Japon...) ou encore à la boucherie.
Après avoir régressé pendant plusieurs années, les naissances de chevaux lourds en Normandie semblent se stabiliser (664 immatriculations en 2004 contre 651 en 2003). Les cobs normands représentent près de la moitié de ces immatriculations (295 en 2004). Les percherons arrivent en seconde position, avec 237 immatriculations, suivis des chevaux de trait (92 immatriculations en 2004).